Athènes
ATHENES
En quête de réussite et d'inspiration, regards ouest, regards est
Scènes 1 et 2
Dans une taverne grecque du Pirée. la jeune Zélia chante une chanson populaire avant d'annoncer à Jules Dassin, hôte du lieu, son départ pour New-York. L'évocation des Etats-unis amène à une confrontation enre l'histoire et la carrière tourmentée du cinéaste et les espoirs vierges de la jeune femme. La figure de Kazan est déjà au centre du propos dans l'ambivalence affective qu'il induit: traîte et inspirateur.
Scène 3
Dans la complicité d'une danse, les deux personnages dépeignent un tableau du clinquant américain. Mais sous les lumières de Broadway, les points de vue se décalent: lumière revitalisante pour Zélia, lumière ternie par l'histoire pour Jules Dassin.
La confrontation aux fantômes du passé et à la trahison
Scènes 4 et 5
Resté seul, Jules Dassin sombre peu à peu dans une nostalgie morose. Il rappelle le souvenir de la dénonciation des communistes pendant la guerre froide, mêlé à des considérations sur la condition de l'artiste et sa fragilité face au monde.
Scènes 6 et 7
Moments d'interactions entre la solitude de Jules et des images de New-York, rendues tangibles par le support vidéo: première image "mentale" de Zélia et de son insouciance, deuxième image "webcam", Jules à reçu des nouvelles de la jeune femme qui lui envoie également un enregistrement de ses répétitions à New-York.
L'extrait projeté conforte Jules Dassin dans son décalage par rapport à une civilisation qu'il ne reconnaît plus.
Scène 8
Jules prend résolument le parti de rester enfermé sur son passé et la rancoeur qu'il draîne. Cela l'amène aux frontières d'une sorte de transe où se mêlent de manière euphonique les mots cathaliseurs " américa-Kazan-Zélia".
Scène 9
La cérémonie des oscars est projetée à la télévision. Jules Dassin franchit un palier supplémentaire dans l'évocation de sa rancoeur; de sa souffrance. A sa manière, il se mue à son tour en dénonciateur d'une réalité qu'il ne supporte pas.
Scène 10
Heure de la métaphore. Jules Dassin se centre dans un vis à vis avec une marionnette. Il la prendra comme support pour rentrer dans une allégorique de la problématique de l'opéra: un soldat ayant trahi son pays va être pendu, mais il sera pendu sans sa jambe blessée au front pour l'honneur de sa patrie. Pour Jules Dassin, l'oeuvre de Kazan ne peut être séparée du personnage immoral qui l'a créée.
Retrouvailles et mise au point
Scène 11
Zélia revient. Jules la questionne sur les raisons d'un retour si précoce.
Au fil d'un Syrtaki, la jeune femme évoque la trahison de son cousin, sa propre trahison, et au fil du discours mué en poésie, retrouve l'authenticité de son chant.

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